De l’homéopathie pour nos enfants : Granules ou Globules? par Welleness et Santé
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L’homéopathie est un univers qui propose sa propre définition de la maladie et du patient. L’opposer à la médecine traditionnelle n’a pas de sens, car ces deux approches ont leurs champs d’action respectifs. Accepter cela, c’est s’assurer l’atout de la complémentarité.
LES DIFFERENTS CONCEPTS qui accompagnent l’homéopathie sortent encore aujourd’hui du cadre rationnel et cartésien que nous enseignent les sciences exactes. L’homéopathie est pourtant efficace, et elle est en progression constante.
De l’homéopathie pour nos enfants :
Le rhume, maux de gorge, angine
Les allergies cutanées
Démangeaisons calmées par le froid: Apis 9CH; celles améliorées par le chaud: Urtica urens 5CH. Dans le deux cas, donner en complément Histaminum 15CH.
La varicelle
Dès l’éruption des boutons, Rhus toxcodendron 5CH, puis Cantharis 5CH si les bulles sont grosses. Au stade des croûtes, donnez à votre enfant Mezereum 5CH.
Ennuis digestifs
La diarrhée avec fièvre demande Paratyphoïdinum B 9 CH, une dose de globules.
Accompagnant une poussée dentaire, pensez alors à Chamomilla 9CH.
En période estivale ou après une grande ingestion de fruits aqueux, Podophylum 5CH est à recommander.
La fièvre
La fièvre d’apparition brutale, avec une peau sèche et un besoin de boire, demande Aconit 15CH.
Plus forte, avec des frissons et de la transpiration, prenez Belladona 15CH. Par contre, donnez-lui Ferrum phosphoricum 5CH lors de fièvre en dessous de 38,5° C avec toux, nez qui coule et parfois légère douleur à l’oreille.
Au traitement homéopathique «fièvre», associez d’autres mesures: ne couvrez pas l’enfant, ne surchauffez pas sa chambre et proposez-lui régulièrement de l’eau fraîche. Dans la journée, un bain d’une dizaine de minutes, un à deux degrés en dessous de sa température. Au-delà de 38,5° C, administrez-lui du paracétamol (Dafalgan®, Ben-u-Ron®, Tylenol®) et faites-le examiner par un médecin.
Les petits bobos
Quelle dilution?
Elle est choisie en fonction de la nature et de l’intensité des symptômes.
Physiques ou locaux: 5 CH.
Fonctionnels ou locaux: 7 ou 9 CH.
Réaction générale: 15 CH (sous contrôle médical, de votre pharmacien ou du naturopathe).
Sans précision, il sera administré 3 granules 3 ou 4 fois par jour.
Comment lui donner ses granules?
Veiller à ce que la bouche soit propre, et attendre un peu après un repas ou une boisson. Chez les tout petits, soit leur glisser les granules entre la joue et les gencives, soit les faire dissoudre dans un biberon d’eau ou dans un peu de liquide dans une cuillère en plastique. Si l’enfant est encore nourri au sein, donner le médicament homéopathique à la maman; il passera chez l’enfant lors de l’allaitement.
Y a-t-il une durée de traitement?
Non. En cas d’affection aiguë, on diminue les doses dès qu’une amélioration s’installe. Une maladie chronique peut nécessiter un plus long traitement. Mais on ne prolonge pas celui-ci à l’infini si le terrain est rééquilibré. En cas de vulnérabilité au cours de certaines saisons (allergies aux pollens, etc.), un traitement préventif ponctuel peut être prescrit.
Historique.
La porcelaine et l’homéopathie sont nées en même temps à la fin du XVIIIe siècle, en Saxe. C’est en effet un médecin allemand, Christian Samuel Hahnemann, qui posa les bases de cette méthode en 1796. Elle s’appuie sur plusieurs éléments. Le premier, qui n’est pas le moins surprenant, est que «les semblables doivent être guéris par les semblables». Une substance qui provoque chez une personne saine des symptômes caractéristiques peut combattre ces mêmes symptômes si elle est administrée à dose infinitésimale.
Autre principe: l’homéopathie n’est pas une médecine traitante mais plutôt une médecine énergétique. La stimulation du corps par un produit fortement dilué lui donne l’impulsion nécessaire pour guérir par lui-même.
Enfin, les produits homéopathiques sont dilués graduellement avec une substance de support, et c’est grâce à l’agitation ou trituration (dynamisation) qui suit chaque dilution que le remède obtient son pouvoir thérapeutique. Entendez par là que l’effet curatif énergétique est d’autant plus élevé que la dynamisation est plus forte et que le produit est plus dilué. Le remède homéopathique est ainsi le miroir de la pathologie exprimée par le malade. Cette thérapie a le mérite d’éviter tout risque de toxicité. Les défenses de l’organisme sont renforcées, les médicaments homéopathiques ayant pour fonction de solliciter les mécanismes de défense. Le remède sera naturellement choisi selon la loi de similitude. Choisir le bon médicament homéopathique, c’est avant tout bien définir ses symptômes et les signes particuliers accompagnants. Ce recueil d’informations nécessite un dialogue précis avec son médecin. Elles doivent être analysées afin de bien comprendre la façon dont la maladie s’exprime. On ne parle plus de grippe ou de rhume, mais de réaction individuelle du malade. L’homéopathie est une thérapie personnalisée, d’où la difficulté de bien la prescrire.
La Fabrication
Plus de 1200 substances, d’origine végétale, minérale, animale ou chimique, sont utilisées pour la fabrication des médicaments homéopathiques. A une partie de la teinture mère (macération de la substance de base dans de l’alcool, puis filtration) on ajoute 99 parties de d’alcool, puis on agite le flacon une centaine de fois à la verticale (en secouant le mélange on réalise la «dynamisation»). La première centésimale hahnemannienne (1CH) est ainsi réalisée. Pour la deuxième centésimale (2CH), on prend une partie de la première CH et 99 parties de solvant dans un autre flacon et on dynamise le mélange. En changeant de flacon à chaque fois et en maintenant les mêmes proportions, on obtient les dilutions suivantes. Il existe un autre procédé de dilution, les korsakoviennes; le chiffre est alors suivi par la lettre K*. Une fois la dilution souhaitée obtenue, on imprègne de petites sphères de sucre (granules ou globules). Les autres formes sont les gouttes, les triturations (poudre), les ampoules buvables, les suppositoires et les pommades.
Christian Cordt-Moller
Pharmacien
Article paru dans Welleness et Santé
LES DIFFERENTS CONCEPTS qui accompagnent l’homéopathie sortent encore aujourd’hui du cadre rationnel et cartésien que nous enseignent les sciences exactes. L’homéopathie est pourtant efficace, et elle est en progression constante.
De l’homéopathie pour nos enfants :
Le rhume, maux de gorge, angine
- Le rhume avec un écoulement du nez épais et des croûtes: Kalium bichromicum 5CH.
- Nez bouché, amélioration à l’extérieur: Nux vomica 9CH.
- Maux de gorge simples: Apis 5CH.
Les allergies cutanées
Démangeaisons calmées par le froid: Apis 9CH; celles améliorées par le chaud: Urtica urens 5CH. Dans le deux cas, donner en complément Histaminum 15CH.
La varicelle
Dès l’éruption des boutons, Rhus toxcodendron 5CH, puis Cantharis 5CH si les bulles sont grosses. Au stade des croûtes, donnez à votre enfant Mezereum 5CH.
Ennuis digestifs
La diarrhée avec fièvre demande Paratyphoïdinum B 9 CH, une dose de globules.
Accompagnant une poussée dentaire, pensez alors à Chamomilla 9CH.
En période estivale ou après une grande ingestion de fruits aqueux, Podophylum 5CH est à recommander.
La fièvre
La fièvre d’apparition brutale, avec une peau sèche et un besoin de boire, demande Aconit 15CH.
Plus forte, avec des frissons et de la transpiration, prenez Belladona 15CH. Par contre, donnez-lui Ferrum phosphoricum 5CH lors de fièvre en dessous de 38,5° C avec toux, nez qui coule et parfois légère douleur à l’oreille.
Au traitement homéopathique «fièvre», associez d’autres mesures: ne couvrez pas l’enfant, ne surchauffez pas sa chambre et proposez-lui régulièrement de l’eau fraîche. Dans la journée, un bain d’une dizaine de minutes, un à deux degrés en dessous de sa température. Au-delà de 38,5° C, administrez-lui du paracétamol (Dafalgan®, Ben-u-Ron®, Tylenol®) et faites-le examiner par un médecin.
Les petits bobos
- Sur les égratignures, appliquez, après désinfection, une pommade au Calendula.
- Pour tout ce qui est chute, ecchymose (bleu), on lui donnera Arnica 9CH.
- S’il est sujet au mal des transports, Coculus une heure avant le départ, puis toutes les trente minutes.
Quelle dilution?
Elle est choisie en fonction de la nature et de l’intensité des symptômes.
Physiques ou locaux: 5 CH.
Fonctionnels ou locaux: 7 ou 9 CH.
Réaction générale: 15 CH (sous contrôle médical, de votre pharmacien ou du naturopathe).
Sans précision, il sera administré 3 granules 3 ou 4 fois par jour.
Comment lui donner ses granules?
Veiller à ce que la bouche soit propre, et attendre un peu après un repas ou une boisson. Chez les tout petits, soit leur glisser les granules entre la joue et les gencives, soit les faire dissoudre dans un biberon d’eau ou dans un peu de liquide dans une cuillère en plastique. Si l’enfant est encore nourri au sein, donner le médicament homéopathique à la maman; il passera chez l’enfant lors de l’allaitement.
Y a-t-il une durée de traitement?
Non. En cas d’affection aiguë, on diminue les doses dès qu’une amélioration s’installe. Une maladie chronique peut nécessiter un plus long traitement. Mais on ne prolonge pas celui-ci à l’infini si le terrain est rééquilibré. En cas de vulnérabilité au cours de certaines saisons (allergies aux pollens, etc.), un traitement préventif ponctuel peut être prescrit.
Historique.
La porcelaine et l’homéopathie sont nées en même temps à la fin du XVIIIe siècle, en Saxe. C’est en effet un médecin allemand, Christian Samuel Hahnemann, qui posa les bases de cette méthode en 1796. Elle s’appuie sur plusieurs éléments. Le premier, qui n’est pas le moins surprenant, est que «les semblables doivent être guéris par les semblables». Une substance qui provoque chez une personne saine des symptômes caractéristiques peut combattre ces mêmes symptômes si elle est administrée à dose infinitésimale.
Autre principe: l’homéopathie n’est pas une médecine traitante mais plutôt une médecine énergétique. La stimulation du corps par un produit fortement dilué lui donne l’impulsion nécessaire pour guérir par lui-même.
Enfin, les produits homéopathiques sont dilués graduellement avec une substance de support, et c’est grâce à l’agitation ou trituration (dynamisation) qui suit chaque dilution que le remède obtient son pouvoir thérapeutique. Entendez par là que l’effet curatif énergétique est d’autant plus élevé que la dynamisation est plus forte et que le produit est plus dilué. Le remède homéopathique est ainsi le miroir de la pathologie exprimée par le malade. Cette thérapie a le mérite d’éviter tout risque de toxicité. Les défenses de l’organisme sont renforcées, les médicaments homéopathiques ayant pour fonction de solliciter les mécanismes de défense. Le remède sera naturellement choisi selon la loi de similitude. Choisir le bon médicament homéopathique, c’est avant tout bien définir ses symptômes et les signes particuliers accompagnants. Ce recueil d’informations nécessite un dialogue précis avec son médecin. Elles doivent être analysées afin de bien comprendre la façon dont la maladie s’exprime. On ne parle plus de grippe ou de rhume, mais de réaction individuelle du malade. L’homéopathie est une thérapie personnalisée, d’où la difficulté de bien la prescrire.
La Fabrication
Plus de 1200 substances, d’origine végétale, minérale, animale ou chimique, sont utilisées pour la fabrication des médicaments homéopathiques. A une partie de la teinture mère (macération de la substance de base dans de l’alcool, puis filtration) on ajoute 99 parties de d’alcool, puis on agite le flacon une centaine de fois à la verticale (en secouant le mélange on réalise la «dynamisation»). La première centésimale hahnemannienne (1CH) est ainsi réalisée. Pour la deuxième centésimale (2CH), on prend une partie de la première CH et 99 parties de solvant dans un autre flacon et on dynamise le mélange. En changeant de flacon à chaque fois et en maintenant les mêmes proportions, on obtient les dilutions suivantes. Il existe un autre procédé de dilution, les korsakoviennes; le chiffre est alors suivi par la lettre K*. Une fois la dilution souhaitée obtenue, on imprègne de petites sphères de sucre (granules ou globules). Les autres formes sont les gouttes, les triturations (poudre), les ampoules buvables, les suppositoires et les pommades.
Christian Cordt-Moller
Pharmacien
Article paru dans Welleness et Santé
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