
La mode des Oméga 3 nous interroge sur leur action et leur utilité profonde. Ce mouvement est parfaitement justifié. Il s’inscrit dans l’histoire du monde et de la médecine comme une conscience supplémentaire.
Le rapport oméga 3/oméga 6 exprime la nécessité de trouver un équilibre entre la structure que je défends (oméga 6) et la conscience de ce que je suis profondément et pourquoi j’adhère à cette structure (oméga 3).
Les oméga 6 seuls risquent de provoquer une inflammation par excès de défense de
la structure. Une colère sans compréhension, par exemple alors que les oméga 3 sont les
garants de la communication entre l’être et sa structure.
Le bien-être est lié aussi à l’action de neurotransmetteurs et à celle d’hormones, elles mêmes issues de corps gras essentiels : les oméga 3 et 6. Ce troublant parallèle entre symbolisme et neurologie mérite d’être approfondi.
Les Oméga 3 et l’écoute interne
Il est important de bien s’entendre, avec les autres bien sûr mais aussi et surtout avec soi même. L’entente avec les autres n’est souvent que le reflet de l’entente avec soi-même. Pour cela, il faut se parler et s’écouter quand on se parle. Même si cela peut sembler évident ce n’est pas toujours le cas.
Dans notre corps, ce dialogue se compose de deux parties : je me parle et je m’entends
Je me parle
Pour me parler, j’envoie différents messagers comme les neurotransmetteurs et les hormones.
Les neurotransmetteurs, molécules envoyées par le cerveau et les nerfs, servent à envoyer des suites de messages précis. C’est l’alphabet du dialogue du système nerveux.
Ainsi l’acétylcholine joue le rôle de messager essentiel, la dopamine de transmetteur de l’enthousiasme, l’adrénaline et la noradrénaline transmettent le message du plaisir et du déplaisir, la sérotonine transmet celui de la sérénité.
Sécrétées par des glandes, les hormones sont une autre forme de parole. Elles prodiguent de grands mouvements, elles animent et font vivre. « Hormao » signifie « j’excite, j’anime ». Par exemple, l’hormone thyroïdienne permet d’intégrer le temps et l’apprentissage dans le plaisir.
Je m’entends
Pour m’entendre, je capte ces messages par des récepteurs situés au niveau des membranes cellulaires.
Là interviennent les acides gras essentiels tels les oméga 3 et 6, constituants de base des membranes cellulaires et plus particulièrement de celles du cerveau. Ils en assurent la qualité et la souplesse.
La notion de souplesse est essentielle tant au niveau physiologique que psychologique.
Une membrane souple capte et perçoit la précision et la finesse des messages provenant de notre être et notre propre discours comme le percevrait un micro sensible et subtil. Là réside l’extraordinaire intérêt des acides gras essentiels
Les Oméga 3 et le ressenti
Encore plus fines, les prostaglandines sont un autre type d’hormones ou plutôt de micro-hormones. Leur action se situe au niveau local afin de réguler et d’affiner différents fonctionnements.
On pourrait les appeler hormones du ressenti et de l’adaptation fine, sensible et subtile à soi-même. Elles sont fabriquées à partir des Oméga 3 et 6 qui représentent leur matière première et sont leurs précurseurs.
Les Oméga 3 sont alors à la fois le message et la réception du message : le « ressenti ». Ils conditionnent
la manière dont je m’entends. C’est essentiel. Cela reprend la symbolique de l’huile : « l’onction », avoir l’onction, recevoir l’onction.
Oméga 3 et Oméga 6 : deux antagonistes
Les Oméga 6 sont surtout issus des huiles végétales (arachide, tournesol, soja, palme, mais aussi onagre et bourrache).
Les Oméga 3 sont surtout issus des poissons gras et d’une plante : le pourpier.
Les Oméga 3 et 6, tous les deux acides gras essentiels, sont constitués de chaînes d’acides gras plus ou moins longues et plus ou moins saturés (voir article dans le n° 10 de Sortir & Choisir Autrement).
Moins les chaînes sont saturées, plus elles assurent la souplesse et la réception de nouveaux messages. Au contraire, plus elles sont saturées plus elles sont rigides. Les Oméga 3 sont les moins saturés et apportent plus de souplesse que les Oméga 6.
Les acides gras essentiels (AGE) sont d’autant plus intéressants qu’ils sont polyinsaturés.
C’est logique : tout ce qui est « saturé » dans les relations ne peut rien capter de nouveau ou rien capter du tout.
Les huiles végétales, surtout riches en Oméga 6, nous renvoient à une structure plus rigide, une psychologie Végétale. Dans ce cadre, nous défendons notre structure coûte que coûte (mais au moins nous la défendons).
Ces huiles riches en Oméga 6 sont indiquées dans les maladies par structure insuffisamment construites et défendues, comme par exemple, la sclérose en plaques ou les syndromes prémenstruels.

Le poisson, surtout riche en oméga 3, nous renvoie à une autre notion, celle de l’inconscient. Manger du poisson, c’est découvrir et conquérir ses terres intérieures, son identité profonde. Les poissons n’étaient-ils pas le signe de reconnaissance des premiers chrétiens ? Les Oméga 3 vont aider à être en accord avec son inconscient, dans le sens du désir profond et essentiel.
Le fameux rapport Oméga 3/Oméga 6 traduit la nécessité d’un équilibre entre la structure que je défends (Oméga 6) et la conscience de ce que je suis profondément et pourquoi j’adhère à cette structure (Oméga 3).
Les Oméga 6 seuls risquent de provoquer une inflammation par excès de défense de la structure qui peut se manifester par une colère sans compréhension. Les oméga 3 sont au contraire des garants de la communication entre l’être et sa structure. L’évolution de l’humanité a débuté dans la région des Grands Lacs de l’Est africain, il y a quelques centaines de milliers d’années. L’Homo Sapiens bénéficiait à cette époque, d’un rapport équilibré oméga 3 et oméga 6 à travers une alimentation essentiellement constituée de poissons des lacs. De façon u233 équilibrée, il a pu bâtir sa structure tout en élevant sa conscience humaine. Notre cerveau a un grand besoin d’AGE tout particulièrement lors de sa construction in utero et les premiers mois de la vie mais aussi tout au long de sa vie.
Comprendre l’action des Oméga 3
Ils luttent contre l’inflammation :
Celle-ci traduit un sentiment de colère. Je suis d’abord en colère lorsque mon territoire est envahi.
Je suis également en colère lorsque je ne sais pas vraiment ce que je veux. Je ne sais pas ce que je veux lorsque je ne m’écoute pas et que je n’entends pas les messages de mon corps. Finalement, si je ne m’écoute pas, je ne sais pas ce que je veux, comment puis-je définir le territoire que je souhaite avoir ?
« Il n’existe pas de vent favorable à celui qui ne sait où aller. »
On comprend alors le mécanisme fondamental des oméga 3 : je sais qui je suis, ce que je veux, quel est mon territoire. Dès lors, je pose mes choix et mes actes. Je n’ai plus de colère et donc d’inflammation.
Je me contente de me défendre en toute quiétude. Sous cet éclairage du symbolisme, nous comprendrons mieux l’origine de la plupart des maladies inflammatoires.
Ils réduisent le risque de stress, de dépression et de cancer :
Le stress est la manifestation basique de la nonécoute de soi-même. Les effets du stress sont multiples : troubles cardiovasculaires, nerveux, digestifs ou allergiques.
Les oméga 3 contribuent à l’optimisme et à la vision positive de la vie. En particulier l’acide eicosapentaénoïque (EPA), plus encore que l’acide docosahexaénoïque (DHA) (voir Sortir & Choisir Autrement
n° 10 ).
L’amélioration des troubles dyslexiques par les Oméga 3 relève aussi de l’application de ce principe d’écoute.
La dépression :
par ce moyen l’organisme essaye d’indiquer à la personne d’arrêter de mettre la pression qui la pousse dans une direction qu’au fond elle ne sent plus, que son intelligence profonde réfute, même si le reste de sa personnalité cherche à persister dans cette voie.
La dépression apparait comme une sagesse profonde, mais aussi comme une voie parfois difficile à accepter. L’analogie météorologique est symboliquement parlante : la dépression amène la pluie, promesse de fécondité, de refleurissement et de nouvelles récoltes.
A l’opposé, les antidépresseurs permettront de lutter contre le changement ; le mécanisme de la plupart de ceux-ci tel le Prozac est d’augmenter le taux de neurotransmetteurs. Ainsi, ils intensifient le message ancien sans agir sur la réception.
En clair : je continue à me parler le même langage, voire plus fort sans réussir à m’entendre réellement et à percevoir mon ressenti et trouver ma voie. J’ai beau hurler, si je ne m’écoute pas … La belle affaire ! On comprend mieux alors que ce « reculer pour ne pas sauter » représente une rente pour la pharmacie.
En fin de compte, plus dure sera la chute. A bout de tentatives d’adaptation, le corps recourra alors à des pathologies plus lourdes, le cancer par exemple, comme mode de rupture avec l’ancien système.
C’est une manière de déclencher l’autodestruction d’un ancien fonctionnement qui n’a pu être transformé, c’est aussi une forme de révolte de notre enfant intérieur que j’appelle révolte embryonnaire.
Une autre voie : l’oubli. On sait maintenant qu’il fait intervenir la « molécule de l’oubli ». Il peut se coupler à une forme d’usure jusqu’à la destruction du cer veau. C’est la maladie d’Alzheimer ou « la grâce de l’oubli ». Cette maladie, qui affecte beaucoup l’entourage du malade, touche des personnes qui ont passé leur vie à tenter de sortir sans succès de leur enfermement dans des principes issus de leur éducation et de leur histoire. Ayant refusé l’écoute de soi, la mutation et les changements, le corps a réagi par la dépression ou d’autres maladies. Pour ne plus ressentir, ils ont souvent utilisé les antidépresseurs, les somnifères et les anxiolytiques. C’est finalement la grande sagesse de l’organisme qui va alors les couper de leurs pensées afin de leur donner une ultime chance d’entrer en contact avec leur ressenti. C’est également l’opportunité inespérée de retourner en enfance…
Ils contribuent à lutter contre la dégénérescence maculaire :
La rétine a besoin d’oméga 3 pour se prémunir contre cette maladie.
Symboliquement, c’est la maladie des personnes qui regardent les choses fixement toute leur vie avec le même regard sans jamais en changer, un regard obstiné, voire obsédé toujours par les mêmes sujets ou par la même vision.
En ouvrant de nouvelles perspectives de perception et d’adaptation (ici visuelles), les Oméga 3 contribuent à éviter
cette maladie.
Le mouvement du saumon

Les graisses jouent dans notre corps une fonction de réserve et de protection comme précurseur des anticorps et du cholestérol. Elles
ont un rôle fondamental de mémoire des origines et mémoire cérébrale.
Les oméga 3 sont surtout issus des poissons gras comme le saumon.
Son histoire riche de symboles est pleine d’enseignement. Comme les autres poissons dont la chair contient beaucoup d’oméga 3, les saumons sont de grands voyageurs. Ils ont la particularité de revenir se reproduire sur les lieux de leur naissance quels que soient le nombre de kilomètres parcourus depuis. Ils savent retrouver le fleuve de leur origine, le remonter jusqu’à sa source pour s’y reproduire. Ils sont protégés et aidés en cela par leur structure et leur richesse en oméga 3.
Oméga 3 et sens de soi
Voilà la clé fondamentale. Je me connais, je me ressens et je suis ma voie. Je suis donc bien, équilibré et à distance du risque de maladie.
Les oméga 3 peuvent nous aider ; à ce titre, ils méritent leur nom d’acide gras essentiels. Que vous écrirez aussi « essence-ciel ». C’est cela l’onction. Les anciens la pratiquaient avec de l’huile de façon bien inspirée.
Dr Olivier SOULIER
Sens et symboles
Source:
Sortir & Choisir Autrement n° 11
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