| ConsomActrice - En chiffres |
Treize kilos par tête de pipe,
3,7 milliards de rouleaux par an.
La consommation annuelle d’un Européen
en papier hygiénique a de quoi donner la banane aux industriels du secteur. Ils
sont cinq à se partager le gâteau :
Georgia Pacific (Lotus et Moltonel), Kimberly-Clark (le Trèfle), Procter and Gamble, Metsa Tissue et SCA Tissue. Le chiffre d’affaires des papiers ménagers est estimé à 8,5 milliards d’euros par an sur le Vieux Continent (1). Problème, dénonce le WWF, «270 000 arbres sont utilisés chaque jour sur la planète pour la production de ces produits ménagers».
Bois.
Selon l’ONG, la
situation est «grave» et doit être améliorée. Du coup, elle a décidé de passer
au crible tous les fabricants de papier hygiénique.
Elle a retenu quatre
critères : le pourcentage de matière recyclée dans les produits, l’origine du
bois utilisé, les mesures de pollution, et
Fibre.
Cela n’empêche en
rien les Français de consommer. Pire. Dans l’Hexagone, la culture nous fait
pencher pour un papier à couleur blanche, davantage consommateur de produits
chimiques tel le chlore. Pour améliorer l’impact environnemental, les ONG ont
la solution. «Privilégier les papiers composés de fibres recyclées.» Problème :
en France, «les consommateurs ne sont pas vraiment demandeurs», note le groupe
Hygiène, qui réunit les acteurs du secteur. Les fabricants, du coup,
n’insistent pas. La fibre recyclée, au contraire du parfum ou de l’étiquette
«100 % blanc», ne figure pas encore au podium des arguments marketing. Tant pis
pour la planète.
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Source Yvon Brisse que nous
remercions.





